Sécurité Intérieure et Corée du Nord : étude de cas

La Corée du Nord : Une introduction au pays et aux structures de sécurité internes

La Corée du Nord est un état discret, révélant peu d’informations et dont la structure économico-politique semble être opaque. Ce pays est si différent des autres pays[1] que l’on n’en peut pas comparer. Son unicité a été démontré par de nombreux analystes. Ce pays est singulier pour les raisons suivantes. D’une part il est relativement peu ouvert aux échanges internationaux, d’autre part l’armée nord-coréenne laisse à prévoir un conflit avec son voisin du sud. Qu’en est t’il alors vraiment ? Vers quelle direction allons-nous ? Ces questions ne seront que vaguement étudiés dans le cadre de cette analyse. Je serais tourné ici vers la question de la sécurité intérieure en Corée du Nord. Ce que je vais chercher à étudier c’est la manière dont l’état nord-coréen gère la situation au niveau interne et externe. La Corée du Nord est  par définition un pays totalitaire[2] (Le totalitarisme est le système politique des régimes à parti unique, n’admettant aucune opposition organisée). Celui-ci ne tolère donc aucune opposition (il faut cependant signaler qu’il existe plusieurs partis au sein de la Corée du Nord, leur rôle est cependant que très limitée) et pour des raisons que j’énumérerais plus bas, ce pays doit se doter de forces de sécurité.

Pourquoi les structures de sécurité interne disposent t’elles d’un tel poids dans les structures économiques et politiques de la Corée du Nord ? Cela est dû au poids historique des forces militaires et policières en Corée du Nord. Celles-ci sont engagées dans les structures économiques de la Corée du Nord depuis que celle-ci existe. Le dirigeant fondamental de la Corée du Nord, Kim Il Sung, un militaire de formation et de carrière, savait que le sort de la Corée du Nord est en fonction du rôle et du poids des structures militaro-policières. D’une part celles-ci devaient veiller à la sécurité interne du pays afin d’éviter toute rébellion au sein du pays, toutes révolutions internes au sein de l’armée. D’autre part, vu leurs fonctions de contrôle, elles se doivent d’être impliqués dans l’économie.

En observant les conséquences des événements liés au XXème congrès du Parti Communiste de l’Union Soviétique. Los de celui-ci, Kim Il Sung n’y était pas présent. Néanmoins en observant les conséquences de celui-ci – les critiques de Staline, Kim Il Sung s’est rendu compte qu’il doit être fort d’une garde assurant le sort du pays lors de son existence et après son existence (Kim Il Sung avait peur d’être calomnié suite à son potentiel décès). C’est à partir de ce moment la que les structures policières ont vu leur rôle se renforcer. Kim Il Sung menait aussi à l’époque des purges envers les différentes fractions[3] du Parti Communistes nord-coréen (les fractions prochinoises, prorusses, internes et sud-coréennes). Kim Il Sung a du notamment lutté avec ces fractions au début des années 50. Lorsque Kim Il Sung s’est rendu en Europe Centrale en 1956, des fractions ont tenté de s’emparer directement du pouvoir à Pyongyang. Cependant Kim Il Sung a accéléré son retour en Corée du Nord et avec l’appui de son jeune frère, Kim Jong Ju, les fractions en question ont été maitrisées. Les éléments auquel j’ai pu faire allusion ici forment la preuve que même si Kim Il Sung maitrisait la situation au niveau du parti et au niveau interne, ces Forces de Sécurité étaient plus que nécessaires pour éviter tout retournement de situation.

  1. Organes clés de la Sécurité Interne en Corée du Nord

A ce niveau et en se basant sur les connaissances disponibles publiquement, il est possible de différencier trois organisations clés qui s’occupent de la sécurité interne en Corée du Nord. D’une part on peut évoquer le ministère de la Sécurité Etatique, puis le ministère de la Sécurité Publique et d’autre part les Forces de Sécurité Internes.

  • Le ministère de la Sécurité Publique

D’âpres la constitution nord-coréenne de 1992, le ministère de la Sécurité Publique a pour mission de défendre la souveraineté et le système socialiste nord-coréen ainsi que de veiller à la protection de la population et de ses avoirs.  Le ministère de la sécurité publique est une institution qui est chargée de contrôler le ministère de la Sécurité Etatique. Ces officiers sont idéologiquement imprégnés et sont chargés de la vérification de l’endoctrinassions de personnes au sein de nouvelles structures. Les officiers de la Sécurité Publique sont aussi responsable de la sécurité des installations publiques de la Corée du Nord ainsi que de sont infrastructure (les routes, les chemins de fer,…)

  • Le ministère de la Sécurité Etatique

Le ministère de la Sécurité d’Etat constitue un des fers de lance des agences de sécurité et d’espionnages nord-coréennes. Il s’agit d’une police secrète dont le rôle est de s’assurer que le système monolithique nord-coréen est bien respecté par la population, par les cadres et les élites du Pays. Les officiers de ce ministère sont chargés de contrôler et d’enquêter en ce qui concernent des crimes économiques et politiques. Les agents de ce ministère sont chargés de surveiller les activités publiques de la population qui sont en contradiction avec l’idéologie du pays. Il s’agit en d’autres termes d’une organisation que l’on peut assimiler à la Police du Parti. Ce ministère a vu ses fonctions élargies (notamment depuis 19940, en devenant responsable du contrôle de certaines frontières de la Corée du Nord et en contrôlant les flux de mouvements entre la population nord-coréenne et la population chinoise). Les fonctionnaires de cette organisation sont aussi chargés de la sécurité de diplomates nord-coréens qui travaillent à l’étranger.

Le ministère de la Sécurité Etatique est également responsable de la protection et de la surveillance des étrangers qui habitent en Corée du Nord. Pendant de nombreuses années, cette structure était chargée de veiller aux coréens et aux japonais qui avaient décidé de venir habiter en Corée du Nord (pour la plupart de ces personnes, elles sont d’origine nord-coréenne, ce qui justifie leur retour en Corée du Nord)

  • Les Forces de Sécurité Internes

Les forces de sécurité internes sont tout principalement tournées vers les mouvements globaux d’opposition à la politique de la Corée du Nord. Cette structure est chargée de réprimander les éléments qui voudraient nuire à l’état que ce soit au niveau micro ou macroéconomique. Il s’agit d’une entité dont le rôle s’est vu renforcée notamment après les tentatives de coup d’état avortés qui se sont déroulés à la moitié des années 80.

  1. Le rôle de la sécurité interne dans les organes économiques de la Corée du Nord
  • Rôle du ministère de la Sécurité Publique dans l’économie de la Corée du Nord

Le ministère de la Sécurité Publique est responsable de la sécurité des installations ferroviaires de la Corée du Nord. Ce ministère était aussi responsable dans le passé e la construction du métro de Pyongyang ainsi que de certaines entités économiques qui fonctionnent en Corée du Nord depuis les années 70 (citons ici le complet de Vanillon). Ce ministère (en coopération avec la Commission de Défense Nationale) est aussi chargé de la gestion de certaines structures minières.

  • Rôle du ministère de la Sécurité Etatique dans l’économie de la Corée du Nord

Quant au ministère de la sécurité étatique, il possède deux entités économiques qui posèrent au Japon ainsi que dans le cadre de la frontière entre la Corée du Nord, la Chine et la Russie. Ajoutons que le ministère de la Sécurité Etatique est aussi chargé de la gestion d’une structure hospitalière.

  • Rôle des Forces de Sécurité Interne dans l’économie de la Corée du Nord

Les organes de sécurité interne de la Corée du Nord n’ont pas uniquement pour missions de sécuriser la situation interne en Corée du Nord. Ces organes possèdent également un rôle économique et sont donc impliquées dans le développement économique de la Corée du Nord. Des sources anonymes des réfugiés nord-coréens qui actuellement résident en Corée du Sud) affirment également que les Forces de Sécurité Internes sont également responsable de la gestion de certaines entreprises étatiques en Corée du Nord. Il s’agit principalement de structures qui seraient liés à la gestion de mines et d’entités de construction. Citons ici l’information de l’agence de presse nord coréenne (Korean Central News Agence) qui le 19 octobre 2012[4] a affirmé que les Forces Internes de Sécurité ont reçu l’ordre Kim Il Sung en raison de leurs implications dans la construction de monuments liés au développement de la politique de militarisation de la Corée du Nord.

  1. Personnalités qui sont à la tête des Institutions de Sécurité Interne en Corée du Nord

Ci-contre j’ai cherche à présenter les personnalités clés qui sont liés à la sécurité interne en Corée du Nord. Y-sont indiqués quelques repères bibliographiques succincts. Il est également pertinent de relever que chacune des personnalités évoquées ici sont liées aux structures économiques de la Corée du Nord.

  • Ri Myong Su

Ri Myong Su (리명수) est un homme politique nord-coréen né en 1934. Il s’agit d’une personne proche de la famille de Kim Jong Eun. Il est ministre de la Sécurité Publique, fonctionnaire au sein de la Commission de Défense Nationale, membre du Comité Centrale du Parti. Il travaille au sein des structures de sécurité depuis le début des années 70. Il semblerait (selon des sources incertaines) qu’il ait été remplacé par Choe Pu Il, un général nord-coréen qui s’est occupé de l’éducation sportive de Kim Jong Eun.

  • Ri Pyong Sam

Ri Pyong Sam (리병삼) est un homme politique nord-coréen né en 1934. Il s’agit du directeur politique des Forces de Sécurité Interne. Il est également membre du Bureau Politique du Parti et coresponsable de l’endoctrinassions des membres du ministère de la Sécurité Publique et des Forces de Sécurité Interne.

  • Kim Chang Sop

Kim Chang Sop (김창섭) est un homme politique nord-coréen né en 1946. Il est directeur du bureau politique du ministère de la Sécurité Etatique. Kim Chang Sop, par le biais de sa famille, est engagé dans des activités économiques de la Corée du Nord. Son fils est aussi responsable d’activités économiques du Ministère de la Sécurité Publique.

  • Kim Won Hong

Kim Won Hong (김원홍) est un homme politique nord-coréen né en 1945. Il est Ministre au sein de la Sécurité Etatique. Membre de la Commission de Défense Nationale et membre du Bureau Politique du Parti Communiste nord-coréen. Des membres de sa famille coordonnent certaines activités économiques de sociétés nord-coréennes.

  1. Rôle des organes de la sécurité interne sur la position internationale de la Corée du Nord

Les organes de sécurité interne ne sont pas uniquement chargés de la sécurité au niveau national. Ceux-ci ont aussi une fonction qui doit être soulignée en ce qui concerne la politique internationale nord-coréenne. D’une part, j’ai cherché à souligné le rôle de ces organisations dans l’économie nord-coréenne. Ce rôle est certain car ces entités disposent d’une réelle force dans le commerce internationale de la Corée du Nord. L’autre élément clé à souligner ici est le rôle du Ministère de la Sécurité Publique dans la gestion des réfugiés nord-coréens en Chine. Les réfugiés nord-coréens en Chine, ce sont plus de 300 000 personnes qui cherchent à quitter la Chine. Ceux-ci sont surveiller d’une part par les officiers de la Sécurité Chinoise mais également par des officiers du ministère de la Sécurité Publique. Les organes de sécurité interne de la Corée du Nord sont aussi responsables de la sécurité d’installations nucléaires. Celles-ci comme nous le savons (cela ne sera pas développé dans le cadre de cet essai) sont cruciales pour la politique étrangère de la Corée du Nord. Par leurs biais, la Corée du Nord cherche à menacer la Corée du Sud et à obtenir une aide financière en contrepartie de leurs non-utilisation. Ici donc encore, le rôle des entités de sécurité interne est crucial.

Conclusion : Quelle peut être l’évolution de la Corée du Nord en prenant en comptes les organes de sécurité internes de ce pays ?

La Corée du Nord est surtout connu pour les présumés camps de travaux et pour le régime qui y existe. Néanmoins il y’a d’autres éléments clés auxquels les médias font rarement allusion, en voici quelques exemples : La Corée du Nord évolue ? Oui en effet nous en avons des preuves irréfutables : d’une part elle s’ouvre à l’étranger (il faut savoir qu’ont lieu à présent les premières foires commerciales sino-nord-coréennes). Quant à l’idéologie, le Djoutche (l’idéologie développée par le président de la Corée du Nord Kim Il Sung. Elle repose sur une société sans classes ainsi que sur l’idée que le peuple est le maitre de la révolution tout en étant autonome de structures sociales, économiques et politiques qui lui sont étrangères) est ancrée en Corée du Nord dans le peuple nord-coréen. Cette idéologie repose également sur le culte de la personnalité. Si celle-ci ne serait pas si forte, pourquoi alors les réfugiés nord-coréens ne regretteraient pas ce système (pour certains d’entre eux) et pourquoi ils pleurent la mort de leur président éternel : Kim Il Sung ? L’idéologie du Djoutche a également eu sa version économique : la méthode Chongsan-Ri et le système de travail Taehan. Imaginez un pays dont l’économie repose sur ces méthodes : serait-il si facile de faire évoluer les mentalités ? Imaginez un pays où le culte de la personnalité est omniprésent. Ce pays est donc réellement imprégnée par les structures de sécurité qui depuis toujours existent en Corée du Nord. Remarquons également que les structures militaires restent dans les mains de membres de certaines famille. Du point de vue idéologique il est à noter que le rôle de l’armée ne change pas depuis…60 ans. Depuis toujours l’armée est l’armée du parti mais aussi un acteur économique actif important. Celle-ci est aussi présente dans les structures économiques et son rôle est toujours le même, non seulement veiller au parti mais également reconstruire le pays. Il faut savoir que l’infrastructure du pays a été partiellement reconstruite par l’armée. Tout cela signifie que des futurs changements économiques en Corée du Nord passeront obligatoirement par l’armée. Néanmoins un problème se présente : jamais n’ont été remarqués des militaires lors des entretiens économiques entre la Chine (le principal partenaire économique de la Corée du Nord) et les nouvelles élites nord-coréennes. Ne faudrait il pas alors tendre la main aux militaires et donc aux organismes de sécurité internes afin d’espérer des changements tangibles en Corée du Nord ?

Bibliographie Recommandée

–                Levi Nicolas, Pyffel & Radosław, Syn Kim Ir Sena w Polsce [Kim Il Sung’s son is   living in Poland], Najwyższy Czas, 5th March 2011.

–                Levi Nicolas, Zarys Stosunków między Polską Republiką Ludową a Koreańską       Republiką Ludowo-Demokratyczną [in] Świat i Polska wobec globalnych wyzwań,            [Relations between North Korea and the Communist Poland] (red.) Ryszard            Żelichowski,     Instytut Studiów Politycznych PAN – Collegium Civitas,             Warszawa 2009.

–                Shin Gi-Wook, and Kristin C. Burke. North Korea and Identity Politics in South –      Korea. Brown Journal of World Affairs, nr. 15, p. 287-304, 2008.

–                Smith Anthony D. National Identity and the Idea of European Unity. International     affairs, Royal Institute of International Affairs (United Kingdom), nr. 68, p. 55-76,            1992.

–                Nkleadershipwatch.com – un site américain consacré aux élites nord-coréennes.    

Spotkanie Polsko-Koreańskie, (red.) Joanna Marszałek-Kawa, Publishing House           Adam Marszałek, Warszawa 2008.

–                Szabłowski Witold, Fidyk Stories, „Gazeta Wyborcza”, 30th  August 2008.

–                Testimony of North Korean Defectors – Hwang Jang Yop speaks, Federation of      American Scientists Transcripts: Attitude of the Population;North Korea’s Foreign    Relations;Politics in North Korea; Preparations for War in north Korea; True    picture of North Korea According to a Former Workers’Party Secretary, Taehan   Minguk Kukka Chŏnbowŏn, Seoul 1999.  http://www.fas.org/irp/world/rok/nis-docs/hwang2.htm.

–                White Paper on Human Rights In North Korea, Korea Institute for National   Unification, Seoul 2008.

–                     Titus North, The Kim Jong Il Succession Problem in the Context of the North Korean            Political Structure, „Korea and World Affairs“, fall 1992 r., vol. 16, nr 1, p. 55.


[1] North Korea, www.freedomhouse.com.

[2] Zbigniew Brzezinski, The Grand Failure: The Birth and Death of Communism in the Twentieth Century, Charles Scribner’s Sons, New York 1989 r., p. 234.

[3] Dans le passé, les médias occidentaux et japonais ont toujours cru qu’il existait et qu’il existe des fractions en Corée du Nord au sein de l’establishment nord-coréen. Comme argument, ces mêmes analystes évoquaient les éventuelles disputes entre les élites nord-coréennes (le faux coup d’état de 1985, le silence de la Corée du Nord entre 1994 et 1997,…). Qu’en est-il en réalité ? Historiquement parlant, Kim Il Sung était sensible à la question des fractions en Corée du Nord. Dès la fin de la Guerre de Corée (si on peut parler de fin…), il s’en prend aux fractions internes, aux fractions chinoises (Ah ! Ces fameux amis chinois…) et russes. Arrive aussi l’année 1956 et le congrès du Parti Communiste Soviétique, où sont critiqués les manœuvres du père de Kim Il Sung, pardon de Joseph Staline. S’en suit aussi la succession raté de Mao et la bande des quatre -四人帮 –  (qui elle aussi ne finira pas idéalement…). Tout cela, Kim Il Sung  le prends en compte en nominant, et en faisant confiance, qu’à ses proches, qu’à ceux avec qui il a lutté lors de la Guerre de Corée. Tous les autres sont soit exécutés, soit envoyés loin de la capitale pour au moins quelques années. Personne ne peut se sentir sain et sauf à Pyongyang, personne excepté la famille de Kim Il Sung qui est protégé par un décret du Parti du Travail Coréen. Le seul qui ait face à Kim Jong Il fut Jang Song Thaek, celui-ci était un adversaire important de Kim Jong Il, car non seulement il était brillant mais en plus la fille de Kim Il Sung (Kim Kyung Hee) en était éperdument amoureuse. Un véritable casse tête pour Kim Jong Il. Celui-ci du attendre le décès de Kim Il Sung pour pouvoir exilé Jang Song Thaek (ce qui eu lieu en 2004). Celui-ci revint sur les devant de la scène politique nord-coréenne en 2007.)Peut-on parler d’autres fractions en Corée du Nord ? Je ne crois pas : il n’y a pas de leaders nord-coréens qui aient réussi à installer leurs proches dans toutes les structures cruciales concernant le fonctionnement de la Corée du Nord. Le seul qui ait réellement réussi soit Jang Song Thaek. Néanmoins cela ne signifie pas que l’on n’a pas des familles qui soient présentes dans plusieurs structures économiques, militaires et politiques de la Corée du Nord mais sans occuper de postes réellement clés (je pense ici tout particulièrement aux familles de Kim Yong Nam, de O Kuk Ryol et de Kang Sok Ju).

[4] a 19 October (Wednesday) decree from the Supreme People’s Assembly (SPA) Presidium [Standing Committee] awarded the title because  KPISF Unit #3154, “carried out its honorable duty as the genuine defender and creator of people’s happiness by perfecting important projects to be monumental edifices as required by the military-first era. (Korean Central News Agency).

SOURCE DE L’ARTICLE:

Nicolas Levi,  Sécurité Intérieure et Corée du Nord : étude de cas dans National security – definition, character and determinants. Studies on the quality of security [Bronisław Sitek, Aleksandra Ukleja (eds.)] ISBN 978-83-62753-20-8 Publisher: Alcide De Gasperi University of Euroregional Economy in Józefów Józefów 2012, pp. 287-301

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